Espace traitant des Arts traditionnels chinois, du "DAO",du Reiki et des thérapies énergétiques sur l'île de la Réunion et qui propose des formations, initiations afin d'aider l'individu à évoluer, changer sa perception et sa conscience...
Allez cette fois ci « y’en a marre »…on quitte le tapis......
Je rentre dans ma maison aux portes coulissantes en papier, au parquet boisé sentant le cognassier du Japon et dénuée de toutes parures, et là je pose mon sabre sur le socle dans lequel il restera et ne bougera plus jamais, sauf en cas de force majeure….Mais que ce passe t’il donc ? Ce guerrier, passé dans le concept Martial, serait-il donc éreinté, fatigué de se battre ou aurait il périclité au niveau physique ? Rien de tout çà, mais tout simplement, le résultat de cette fameuse prise de conscience et de recherche sur soi même qui amène naturellement à la fameuse question !! Que m’ont rapporté tous ces défis et combats ? Ah! oui j'étais le plus fort...!.... NDR/ Tous les pratiquants se souviennent de cette fameuse histoire du Senseï Karatéka, fier de son grade récemment obtenu et qui se fait piquer par un moustique qui lui refile une sévère fièvre et le cloue au lit, pour quelques jours ! Le karatéka était 5ème Dan, le moustique lui, était 6ème Dan !!!!
OUAHH !! Rassurez vous nous sommes tous passés par là. Si nous avons choisi cette voie, ce n’est pas pour rien et je dirais même qu’elle est plus difficile à emprunter que la plupart des autres chemins qui s’offraient à nous. Tout simplement parce qu’elle interpelle, une partie de nous bien enfouie dans ces fameux 5%, de cerveau reptilien, la survie, entre autre… Effectivement, depuis notre plus tendre enfance, et sans rentrer plus avant dans l’égrégore, qui nous martèle du fait que nous ayant choisi le « véhicule humain d’homme guerrier », le petit futur pratiquant d’une technique guerrière (avant de passer au Martial), passe son temps depuis la maternelle, à se « la regarder ; la comparer avec les autres, la mienne elle est plus longue !; à jouer à celui qui pisse le plus loin, au bras de fer..Etc.. » Donc , continue naturellement durant le laps de temps où il pratique un art guerrier.. Bien, et puis un jour, il tombe sur un guerrier du soleil, (vous vous, souvenez !), et si il ne comprend pas la leçon, on lui représentera sur sa route, une expérience qu’il se devra d’affronter afin d’en sortir vainqueur, et ce, ainsi jusqu’à ce qu’il comprenne… Quoi, me demanderez vous ? Tout simplement que ce guerrier se bat contre lui même, ses peurs, les schémas comportementaux que l’homme a élaboré, l’égrégore qui est sur lui comme une chape de béton, et qui colle à l’homme comme « les morpions sur une … » Oui, enfin comprendre que les dogmes existants depuis la nuit des temps et qui prédominaient dans les anciennes énergies , doivent être cassés, dépassés, transcendés afin que l’Homme se reconnecte enfin à la source , et se retrouve tel qu’il est avec toute la connaissance… pour cela, le « guerrier » aura fait un grand pas en sortant des autoroutes du prêt à pratiquer (le concept fédéré de certaines instances restrictives..) et en se faisant confiance et en mettant en pratique les préceptes inébranlables de l’univers et de la Vie même… En cherchant sa propre vérité à partir du concept de l’écoute de soi et de la connexion à sa dimension d’être…
Puis le taux vibratoire du pratiquant évoluant à grand pas grâce à l’ouverture d’esprit dont il aura fait preuve, de part cette remise en question courageuse, de l’acceptation des autres techniques existants, et de l’apprentissage de ces dernières, et la richesse de ce voyage hors « des limites » du pré-établi, et surtout à la vue de tout ce déballage inutile de techniques pour arriver aux limites du physique, comprendra enfin qu’au delà des possibilités de notre corps physique existe une dimension plus subtile et surtout « sans limites »… Là, il découvre que les mots sont bien plus puissants que toute autre arme, si bien affûtée soit elle … ou encore que l’adversaire qu’il voulait détruire, c’était en fait lui même qu’il était entrain de démolir. Souvenez vous, de la scène du film « opération Dragon », dans laquelle le karatéka anglais demande à Bruce Lee « quel est ton Art ?.... L’Art de combattre sans vraiment combattre » et sur ce, il dit au karatéka que l’endroit manque de place et lui désigne une petite île au loin à rejoindre en barque, et une fois cet adversaire potentiel embarqué, il donne du mou à la corde qui retenait la barque , et le « Fada du coup de poing » se retrouve le bec dans l’eau , sans pouvoir remonter à bord de la jonque, et obligé de subir les affres de la mer démontée dans sa frêle embarcation…N’est ce pas le parfait exemple de l’efficacité du Samouraï accompli , « laisser son sabre au fourreau ». En agissant en « guerrier » il aurait démonté notre homme sans « coup férir », en agissant en « Martial » il a évalué la faiblesse de l’adversaire, « la brillance de son Ego » et comment le réduire à néant, et il a agit en Samouraï accompli, il a laissé son sabre dans son étui, mais infligé une leçon d’humilité à notre « banzaï du Commonwealth », en lui montrant le ridicule du « moi, j’suis plus fort ». La leçon donnée est appropriée,( car on se heurte là, à un individu ayant pris le chemin épineux des arts martiaux, ) et donc « plein de sagesse et de Lumière », plutôt que de « rendre coup pour coup ». Bel exemple et merci Bruce d’avoir passer ce message, tu as été un bel Ambassadeur, de ce troisième volet, « l’art Martial amène à l’éveil du pratiquant et à l’élévation spirituelle ». De là quoi de plus facile que de passer à la poésie, la sculpture ; la peinture, dans toutes ces formes d’Art où la perfection du geste n’a pour but que la perfection de soi, au même titre que pour les arts martiaux….Et, voilà on rentre à la maison, en passant on jette un coup d’œil admiratif au superbe jardin, au sable sublimé par ces cercles parfaits dessinés par le râteau expert du jardinier, entouré de massifs décorés par des bonsaïs judicieusement placés et pour finalement admirer la Maîtrise de la personne qui nous sert un thé hautement parfumé , avec un élégance et un accomplissement tel que cela en est devenu un « Art », et tout en se disant que tout est « Art », et que dans le geste le plus dur comme dans le geste le plus doux, la sublimation amène au repos de l’âme.
Quel délice, allez on quitte le tapis ????